Le malade contaminé par le Sida subit une double souffrance: souffrance physique tout d’abord, du fait des douleurs provoquées par sa maladie, douleur morale et sociale enfin, en raison des attitudes de rejet dont il est l'objet de la part des personnes effrayées par le virus. Le Sida demeure encore un sujet tabou dans plusieurs pays. Ce qui se traduit souvent par un non-respect des droits de l'individu contaminé, voir même l’existence d’une sorte de discrimination à son encontre. Aujourd’hui, la protection des Droits de l’Homme est inscrite dans plusieurs conventions internationales et régionales, dont celle de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, qui nous paraît la plus significative. Cette Convention, avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme, l’institution garante de la Convention, doublée d'une jurisprudence de plus d’un demi-siècle, assure une meilleure protection en matière de Droits de l’Homme. Il revient donc à la CEDH de développer son "bouclier juridique" afin de mieux protéger les personnes contaminées par le virus. Néanmoins nous montrerons dans cet article l’existence de certains arrêts qui illustrent une politique en décalage avec celle de la Convention et des arrêts antérieurs. Ce fait est en particulier aisément décelable en matière d’éloignement forcé des étrangers contaminés. À nos yeux, il serait donc préférable pour la CEDH de prendre des décisions plus harmonieuses avec les principes originels en considérant davantage la dure situation de ces malades. C’est ainsi que le respect des droits des malades du Sida sera garanti.
Rights and permissions | |
This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0 International License. |